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Trop de fête au Bilitis ? Et si le véritable problème était ailleurs…

Photo du rédacteur: club Le BILITIS
club Le BILITIS
il y a 2 jours
7 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 1 jour

Quand un club libertin fait danser, rire et se rencontrer, est-ce qu'il perd son âme… ou est-ce qu'il la fait vivre ?
Quand un club libertin fait danser, rire et se rencontrer, est-ce qu'il perd son âme… ou est-ce qu'il la fait vivre ?

Il paraît que le Bilitis change.

C'est du moins ce que laissent entendre quelques bruits de couloir qui nous sont récemment parvenus.

Le club serait devenu « trop festif ».

Il y aurait « trop d'ambiance ».

Le dancefloor prendrait « trop de place ».

Et, comble du paradoxe pour un établissement libertin, certains auraient même le sentiment qu'il ne s'y passe « plus grand-chose ».

Nous avons trouvé ces remarques suffisamment intéressantes pour nous poser une question.

Depuis quand une bonne ambiance serait-elle devenue un défaut dans un club libertin ?

Et surtout, qui décide de ce qui fait, ou non, une véritable soirée libertine ?


1. Hier, on nous félicitait pour l'ambiance. Aujourd'hui, elle serait devenue un problème ?


C'est probablement ce qui nous interpelle le plus.

Depuis notre arrivée au Bilitis, nous avons régulièrement reçu des compliments sur l'ambiance du club.

La musique, les soirées à thème, l'énergie sur la piste de danse, les échanges au bar, cette atmosphère chaleureuse dans laquelle les gens semblent prendre plaisir à se retrouver.

Pour nous, ces retours ont toujours été une formidable satisfaction.

Mais voilà qu'aujourd'hui, ce qui constituait hier l'une de nos qualités deviendrait, pour certains, notre principal défaut.

Étonnant, non ?

Une ambiance réussie ne devient pas mauvaise simplement parce qu'une soirée n'a pas répondu à toutes nos attentes personnelles.

Peut-être faut-il parfois distinguer ce qui a réellement changé dans un établissement de ce qui a changé dans notre propre expérience.

Car ce sont deux choses très différentes.


2. Un dancefloor rempli signifie-t-il que les espaces libertins sont vides ?


Voilà une idée qui mérite réflexion.

Parce que des personnes dansent, faudrait-il en déduire qu'elles ne sont plus libertines ?

Parce qu'un couple partage un cocktail au bar, faudrait-il considérer qu'il n'est pas venu pour autre chose ?

Parce que la musique rassemble du monde, faudrait-il imaginer que toute activité libertine a disparu ?

Ce raisonnement nous semble un peu rapide.

Le Bilitis dispose de plusieurs espaces, répartis sur trois niveaux, qui permettent justement de vivre des expériences différentes au cours d'une même soirée.

Certains préfèrent danser.

D'autres discuter.

D'autres encore profiter de la balnéothérapie ou des espaces plus intimistes.

Et beaucoup apprécient de passer de l'un à l'autre, au gré de leurs envies et des rencontres.

Ce n'est pas parce que l'on voit beaucoup de monde sur la piste de danse que l'on sait ce qui se passe ailleurs.

Et heureusement !

Dans un établissement où la discrétion fait partie des valeurs essentielles, personne n'a vocation à rendre compte de ses rencontres aux autres clients.

Et puisqu'il faut parfois répondre à certaines idées reçues avec une petite pointe d'humour, permettez-nous une confidence…


Si les espaces réservés aux câlins étaient aussi déserts que certains semblent le prétendre, croyez-nous, Karine et moi beaucoup aurions moins de ménage à faire ! 😉


Car s'il est une chose que nous pouvons vous confirmer, c'est que ces espaces ne manquent pas d'activité… ni de travail une fois les soirées terminées !

Et puisque nous abordons le sujet, profitons-en pour rappeler une petite évidence : le libertinage prône le respect des personnes, mais le respect des lieux devrait également en faire partie.

Nous mettons un point d'honneur à proposer un établissement propre et accueillant. Pourtant, certains comportements nous laissent parfois perplexes. On peut revendiquer une grande liberté dans ses pratiques et oublier, curieusement, les règles les plus élémentaires de savoir-vivre.

L'élégance libertine ne consiste pas uniquement à bien se comporter devant les autres. Elle consiste aussi à laisser derrière soi un espace dans un état que l'on accepterait de retrouver en arrivant.

Alors, à ceux qui s'inquiètent de voir les espaces câlins prétendument désertés, nous pouvons apporter une réponse rassurante : ils vivent toujours !

Et à ceux qui les fréquentent, un petit rappel : Karine et moi sommes la pour entretenir les lieux, pas pour réparer les conséquences de tous les manques de savoir-vivre.

Finalement, le véritable problème du Bilitis n'est peut-être pas que ses espaces câlins soient trop peu fréquentés… mais que certains oublient parfois de les respecter autant qu'ils aiment les utiliser !


3. Le libertinage doit-il obligatoirement commencer par le sexe ?


C'est peut-être ici que se situe le véritable débat.

Nous avons parfois l'impression que certains voudraient mesurer la réussite d'une soirée libertine au nombre de rencontres intimes auxquelles ils ont personnellement participé.

Mais le libertinage ne commence-t-il pas bien avant ?

Dans un regard.

Dans une conversation.

Dans un sourire.

Dans une complicité qui se crée autour d'un verre.

Ou tout simplement sur une piste de danse.

La séduction a besoin d'une atmosphère.

Elle a besoin de spontanéité, de confiance, d'envie et parfois d'un peu de temps.

Tout le monde n'entre pas dans un club avec l'intention de se diriger immédiatement vers les espaces intimes.

Et cela ne fait pas de ces personnes de « faux libertins ».

Un club libertin n'est pas moins libertin parce que ses clients prennent également plaisir à faire la fête.

Au contraire, nous pensons que cette dimension festive peut contribuer à rendre les rencontres plus naturelles.


4. Quand notre soirée ne se déroule pas comme prévu, est-ce forcément la faute du club ?


Abordons maintenant une question un peu plus délicate.

Nous avons tous connu des soirées exceptionnelles.

Celles où les rencontres s'enchaînent naturellement, où les affinités se créent, où tout semble possible.

Et puis il y a les autres.

Celles où les personnes présentes ne correspondent pas forcément à nos envies.

Celles où les attirances ne sont pas réciproques.

Celles où l'on repart sans avoir vécu ce que l'on espérait.

C'est une réalité du libertinage.

Et elle concerne absolument tout le monde.

Mais lorsque cela arrive, deux attitudes sont possibles.

On peut accepter qu'une soirée ne ressemble pas à la précédente.

Ou l'on peut chercher une explication extérieure.

La musique serait devenue trop présente.

Les nouveaux clients ne seraient pas assez libertins.

L'ambiance aurait changé.

Karine et moi auraient pris une mauvaise direction.

Peut-être, parfois, certaines critiques sont-elles fondées. Aucun établissement n'est parfait et nous sommes les premiers à considérer que les remarques constructives méritent d'être entendues.

Mais il faut aussi accepter une évidence :

Ce n'est pas parce que nous ne trouvons plus chaussure à notre pied que le magasin a nécessairement changé de vocation.

Et cette réflexion dépasse largement le cas du Bilitis.


5. Les nouveaux clients seraient-ils responsables de tous les maux ?


Nous entendons également, dans le milieu libertin en général, une autre critique récurrente.

Les nouveaux venus seraient trop festifs.

Ils viendraient davantage pour l'ambiance que pour les rencontres.

Ils ne connaîtraient pas suffisamment les codes.

Mais comment découvre-t-on le libertinage, sinon en commençant quelque part ?

Faudrait-il réserver les clubs à ceux qui les fréquentent depuis vingt ans ?

Faudrait-il demander aux nouveaux de prouver leurs intentions avant de franchir la porte ?

Ce serait une drôle de conception de la liberté.

Nous apprécions les libertins expérimentés et ce qu'ils apportent à l'ambiance d'un établissement.

Mais nous croyons aussi que l'avenir des clubs passe par leur capacité à accueillir de nouvelles personnes, de nouvelles générations et de nouvelles sensibilités.

Le libertinage ne se transmet pas en fermant les portes. Il se transmet en accueillant, en échangeant et en montrant l'exemple.

Et nous préférerons toujours un débutant respectueux à un habitué convaincu que son ancienneté lui donne des droits sur les autres.


6. Le véritable paradoxe : vouloir davantage de libertinage, mais moins de liberté


C'est finalement ce qui nous amuse un peu dans cette réflexion.

Certains souhaiteraient davantage de rencontres, davantage de sensualité, davantage de spontanéité.

Mais dans le même temps, ils semblent regretter que d'autres clients puissent choisir de danser, de discuter ou simplement de profiter de l'ambiance.

Autrement dit, chacun devrait être libre…

À condition de faire ce que l'on attend de lui.

N'est-ce pas précisément l'inverse de l'esprit libertin ?

La liberté implique d'accepter que les envies des autres ne correspondent pas toujours aux nôtres.

Un couple peut avoir envie de rencontres un samedi et simplement de danser le suivant.

Une personne peut venir par curiosité et repartir sans rien avoir tenté.

Des habitués peuvent préférer les espaces intimes tandis que d'autres passent une grande partie de la soirée sur la piste.

Toutes ces façons de vivre une soirée peuvent parfaitement cohabiter.

Le libertinage n'est pas une obligation de résultat. C'est une liberté de choix.


7. Le Bilitis n'est pas devenu une discothèque traditionnelle


Profitons de cet article pour clarifier un point.

Le Bilitis reste un club libertin.

Son identité, ses espaces, son fonctionnement et ses valeurs n'ont pas vocation à être transformés en ceux d'une discothèque traditionnelle.

Mais nous assumons pleinement notre choix d'y cultiver une véritable ambiance festive.

Pourquoi faudrait-il opposer les deux ?

Pourquoi un établissement libertin devrait-il nécessairement être silencieux, austère ou uniquement centré sur ses espaces intimes ?

Nous pensons exactement l'inverse.

Un bel établissement, une musique entraînante, une piste de danse vivante, un accueil chaleureux et des espaces dédiés au libertinage peuvent parfaitement coexister.

C'est même cette complémentarité qui fait, selon nous, tout l'intérêt du Bilitis.

Nous ne voulons pas que nos clients aient à choisir entre une belle fête et une expérience libertine.

Nous voulons leur offrir la possibilité de vivre les deux.

À leur rythme.

Selon leurs envies.

Sans pression.


8. Et si le succès d'une soirée ne se mesurait pas uniquement à ce que l'on y obtient ?


Nous aimerions terminer par une réflexion.

Imaginons deux personnes qui fréquentent le même établissement, le même soir.

La première danse, rit, rencontre de nouvelles personnes, apprécie la musique et repart avec le sourire.

La seconde espérait une rencontre particulière, mais ne l'a pas trouvée.

Pour la première, la soirée était formidable.

Pour la seconde, elle était décevante.

Qui a raison ?

Les deux, probablement.

Chacun est libre de son ressenti.

Mais le ressenti individuel d'une personne ne peut pas, à lui seul, définir la qualité ou l'identité d'un établissement.

Et surtout, il ne devrait pas effacer le plaisir que les autres ont pu y trouver.

C'est peut-être là toute la différence entre une déception personnelle et un constat objectif.


Alors, ouvrons franchement le débat !


Nous ne prétendons pas détenir la vérité.

Nous savons que les attentes des libertins sont diverses et que certains préfèrent des ambiances plus intimistes.

Nous respectons parfaitement ces préférences.

Mais nous assumons aussi notre vision.

Au Bilitis, nous ne considérons pas qu'une piste de danse remplie soit le signe d'un libertinage qui disparaît. Nous y voyons des personnes qui prennent plaisir à être ensemble.

Et nous continuerons à défendre cette idée.

Car pour nous, le libertinage n'est pas uniquement une affaire de corps.

C'est aussi une affaire d'ambiance, de rencontres, de confiance, de respect et de liberté.

Alors nous aimerions vous poser trois questions :

Un club libertin peut-il être trop festif ?

Une soirée sans rencontre intime est-elle nécessairement une soirée ratée ?

Et surtout, doit-on reprocher aux autres de s'amuser simplement parce que nous n'avons pas trouvé ce que nous cherchions ?

Nous attendons vos avis avec beaucoup d'intérêt, y compris ceux qui ne partagent pas notre vision.

Parce qu'un débat constructif sera toujours plus intéressant qu'un bruit de couloir.


Chris Le Bilitis — Plounérin, www.bilitis.com

Plus qu'un club, une expérience.

 
 
 

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